Le 6 février; Philippe Henriot

Ce livre est le récit haletant, heure par heure, de la séance du 6 février 1934 au Palais Bourbon, alors transformé en forteresse, et de ce qui survenait dans les rues et les avenues alentour, et plus particulièrement place de la Concorde.

   Au fil de la progression des événements historiques, le style de la narration devient épique et tragique et fait écho aux meilleurs passages de Tacite.

   Mais, mises à part de ces considérations littéraires, ce texte constitue un document précieux. D’une part, parce qu’il a été rédigé  peu après le nuit du 6 février par un témoin direct, un témoin à  la probité reconnue : Philippe Henriot ; d’autre part, parce qu’il expose les manœuvres qui, dans un régime parlementaire, visent à instaurer ce que l’auteur appelle « une dictature de gauche ».

   C’est encore un ouvrage qui va au-delà des événements qui en sont le sujet principal, et qui dresse le portrait de la France avant le Front Populaire, une France qui commence de subir les conséquences du Krach financier de 1929, et qui baigne dans les remous de l’affaire Stavisky. Les principaux personnages politiques du drame, leur personnalité  et leur rôle, y sont décrits d’une manière particulièrement vivante.

   Ce document, en outre, pose une fois de plus le douloureux et récurant problème de la conduite des forces de l’ordre en période trouble, celui de leur servilité et de leur total manque de discernement. 

 


Accompagné en annexe de l'article de François-René Nans, 28 juin 1944 : l'assassinat de Philippe Henriot.
192 pages ; 14,5 x 20 ; une illustration ; 26 euros + 10 euros de port courrier avion AR.