La Grande Piste II (1968-1979); Dominique Erulin

 Le risque est mon métier. C’est par ces mots que Dominique Erulin débute le deuxième volume de ses mémoires – il aurait aussi bien pu écrire : Le risque est ma vie.

      En effet, il n’y a pas une activité à haut risque, quelle soit sportive, politique, militaire ou liée à l’Histoire récente où il ne se soit trouvé présent en première ligne. Il en est de même pour les lieux où il s’est montré actif, on en a le tournis à force de le suivre d’un point à l’autre du globe ; ainsi, pour donner un petit aperçu de ses occupations, notre auteur fut entre autres chasseur de trésor, responsable de la sécurité  d’un certain V.G.E. avec trois cents gros bras sous son commandement direct, directeur d’un night club très select sur les Champs Elysées, restaurateur, négociant en pierres précieuses, champion du monde de parachute, champion plongeur, agent « très spécial » pour des missions « très spéciales », trafiquant de Whisky dans les îles… pilote d’essai et inventeur à ses heures pour l’aéronautique, il participa également à l’épopée des pionniers de l’aile volante qui réalisèrent enfin le rêve d’Icare, et, comme nous pourrons le constater, il n’est pas de frémissements dans l’histoire récente de  l’Afrique où on ne le croise.

      Le style est toujours le même : celui concis et direct du commando, celui de l’efficacité. C’est pourquoi nous avons choisi de laisser certains de ses traits particuliers, comme les nombreuses majuscules qui introduisent des personnages ou des éléments importants, ou encore l’usage peu fréquent des virgules.

      Des lecteurs pourront être choqués par certains passages, mais dans ses mémoires il faut se souvenir que Dominique Erulin a choisi de dire la vérité, toute la vérité.

      Une dernière remarque avant de conclure : nous demandons au lecteur, après qu’il ait terminé sa première lecture, d’en entreprendre une autre, plus lente, plus mesurée, pour bien appréhender et apprécier les détails du texte, les petites informations en apparence anodines, les coups de pinceau qui campent rapidement des paysages marquants. 

      Dès les premières lignes nous sommes « dans le bain », et nous nous retrouvons aux côtés de Dominique Erulin alors qu’il intègre une unité suicide des Forces Spéciales américaines au Viet Nam… 

 


472 pages ; 14,5 x 20; 29 euros + 10 euros de port courrier avion AR.