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Contre les Spectacles; Tertullien;
64 pages, 18 euros + 8 euros de port courrier avion AR.
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Tertullien examine pour nous posément, minutieusement, les origines païennes des spectacles et des fêtes, leur relation intime avec l`idolâtrie.
Que d`évocations dans les descriptions des jeux et des spectacles, quelles notes familières, car il nous suffira bien souvent de remplacer un mot par un autre, de lui trouver un équivalent moderne, pour nous retrouver, assis sur un strapontin ou dans un fauteuil, en paysage familier.
Et, poursuivant cette méthode de transposition d`une époque à l`autre, nous pourrions faire nôtre son étude attentive de la fabrique des lieux où se déroulent les spectacles, et ainsi, faisant maintes découvertes, en étendant le propos, déclarer avec lui : D`ailleurs, les rues, les places publiques, les bains, les hôtelleries, nos maisons même, ne sont-elles pas peuplées d`idoles ? Satan et ses anges ont rempli le monde.
Ce texte constitue également un rappel éloquent de l`action bienfaitrice et déterminante de la Chrétienté sur les comportements humains, qu`ils soient isolés ou de société. La barbarie païenne et ses pratiques abominables ne sont jamais loin, il suffit de peu circonstances inhabituelles pour les ramener au grand jour (ce qui se passe en quelques pays d`Afrique laissés à l`abandon de leur triste destin en est un bon exemple), nous pourrions l`oublier, et certaines pratiques anodines coutumières décrites dans le présent ouvrage en sont les premiers pas, car il suffit de bien peu pour agiter et réveiller les mécanismes de la passion tapis dans la nature humaine.
Pour exemple parmi les divertissements, le théâtre, dont le sort est vite réglé : Ce précepte nous ferme donc le théâtre, siège particulier de la dissolution, où rien n`est approuvé que ce qui est désapprouvé partout ailleurs.
Mais si Tertullien se penche extensivement sur les spectateurs et leurs réactions, il regarde aussi les acteurs, ceux qui, se donnant en spectacle par des motivations généralement malsaines, quittent tout espoir.
Enfin, ne voulant pas laisser son lecteur devant un champ de ruines brûlées, Tertullien expose avec chaleur, en alternative aux spectacles qu`il dénonce, afin d`en jouïr, les plaisirs si nombreux et si variés que Dieu a mis sous notre main. Il nous dévoile alors dans une manière de glorieux feu d`artifice l`arène de la Création, dans laquelle à chaque instant, le bien et le mal, Dieu et Satan, bien souvent à travers nous, se livrent le grand combat.
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